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Affichage des articles du octobre, 2022

Amougies Festival 1969 : 4h00 du matin, mardi 5ème jour

  55 /   Amougies Festival 1969 : 4h00 du matin, mardi 5 ème jour « Il est 4 heures du matin et on est mardi : une journée qui commence par la fin de l’autre. Etrange, pense Fred. » — Normal ! aurait dit son pote (compère) volant. Sauf qu’il n’a pas dormi. Les Pretty Things le groupe beatnik par excellence – rock mâtiné de   solos   à   l’orientale attaque « Alexander » avec son lick particulier décalqué sur un plan de basse. Le batteur remonté sur scène, a repris sa place que le bassiste avait assurée en partie sur « Blow your mind ».           — C’est un groupe que je voulais voir. J’ai toujours en mémoire ces photos de S.LC. de groupes anglais dont les Pretty Things qui posaient avec une dégaine pas possible tel des clochards dans une rue pourrie de ville british industrielle sous les poutrelles métalliques du métro aérien, avec les cheveux hyper longs afficha...

Amougies Festival 1969 : la bohème au festival

  53 / Amougies Festival 1969 : la bohème au festival           Et les voilà partis avec leurs bardas qui traînent au sol dans l’herbe, dans la rosée….  En passant  devant  les  camions de frites déjà ouverts, ils prennent des cafés et des pains au chocolat.           A l’intérieur, des places sont encore vacantes ça & là. Ils s’installent vite fait dans le milieu où il fait bien chaud puis ils piquent un somme après avoir grillé une cigarette qui les emmène jusqu’à 1 heure de l’après-midi – un besoin légitime de récupération après toutes ces nuits quasiment blanches.           Dimanche après avoir effectuées leurs toilettes, ils rejoignent le chapiteau.       Après bien des péripéties au démarrage digne d’un festival qui se veut pédagogique en l’occurrence politique...

Amougies Festival 1969 : le « Zeppelin » d’Amougies

  52 / Amougies Festival 1969 : le « Zeppelin » d’Amougies           Le samedi matin, Freddy quitte cette maison en construction et sait qu’il n’y reviendra pas quoiqu’il arrive ; cette espèce de communauté qui reproduit la cellule familiale l’exècre au plus haut point. Et il laisse Marc seul organiser sa collectivité comme il l’entend.           D’emblée, il se rend au “Zeppelin” comme il le surnomme qui effectivement ressemble vraiment à un OVNI posé au milieu des prés, et les spectateurs à des extra-terrestres…, hippies pour les autochtones. Les vaches s’y sont habituées et broutent le long des bâches.           En pénétrant dans l’enceinte après les formalités d’entrée, il apprend qu’il y a une autre tente plus petite équipée de rangées de planchers pour dormir dans les sacs de couchages ainsi que de toilettes ...

Amougies Festival 1969 : un camp retranché

  51 / Amougies Festival 1969 : en camp retranché           L’épicerie s’est organisée comme un camp retranché  avec un long comptoir avec les conserves, boissons et autres marchandises derrière sur des étagères grimpant jusqu’au plafond. Devant une vitrine avec des produits réfrigérés et des bancs de fruits & légumes sur lequel trône la balance. A la boulangerie et à la charcuterie c’est un peu pareil.           « On dirait qu’ils se sont préparés pour parer à la fauche ! confie Fred.           — Ils doivent avoir été prévenu par les autorités et s’attendre à un déferlement de jeunes un peu marginaux dans le public. »           Fred s’était laissé guidé par son copain de stop pour les achats et put ainsi se restaurer sans se préoccuper. Des cigarettes...

Amougies Festival 1969 : La route du Mont de l’Enclus

  50 / Amougies Festival 1969 : La route du Mont de l’Enclus             En plein brouillard, crapahutant sur le bas côté dans l’herbe et la gadoue, coincés entre les voitures embouteillées et le fossé gorgé d’eau, Fred & son compagnon de stop amer, affrontent également la pluie, le froid, le vent et un crachin qui giflent les visages & les mains :           « En fait, ils nous ont éjectés ! rage son copain »           Effectivement, ils avaient été débarqués dès le panneau Amougies franchi. Le chauffeur leur avait signifié qu’ils étaient arrivés et qu’ils pouvaient descendre.           « On met pas les gens dehors par un temps pareil avec la nuit qui commence à tomber. On aurait pu rester dans la voiture au moins le temps de trouver un abri voire la nuit s’il n’...